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Devenir chauffeur VTC en 2026 : le parcours complet, étape par étape

Permis, examen, carte professionnelle, entreprise, véhicule et inscription au REVTC : voici les démarches à suivre dans le bon ordre pour devenir chauffeur VTC en 2026.

Berline avec chauffeur professionnel en ville

Pour devenir chauffeur VTC en 2026, il faut avancer dans un ordre précis : vérifier que vous remplissez les conditions, réussir l’examen, créer votre entreprise, obtenir votre carte professionnelle, préparer le véhicule puis inscrire l’entreprise au registre des exploitants de VTC.

Voici le parcours complet, sans jargon et avec les actions à réaliser à chaque étape.

Le parcours en un coup d’œil

  1. Vérifier votre permis, votre casier judiciaire et votre aptitude médicale.
  2. Choisir une préparation et vous inscrire à l’examen VTC auprès de la CMA.
  3. Réussir les épreuves théoriques puis l’épreuve pratique.
  4. Choisir un statut et immatriculer votre entreprise.
  5. Demander votre carte professionnelle VTC.
  6. Choisir un véhicule conforme et souscrire les assurances nécessaires.
  7. Inscrire votre entreprise au REVTC.
  8. Commander les macarons et préparer vos justificatifs de réservation.
  9. Contrôler le dossier complet avant la première course.

1. Vérifiez d’abord que vous pouvez exercer

Avant de payer une formation ou un examen, contrôlez ces trois points :

  • Permis B : vous devez l’avoir depuis au moins 3 ans, ou 2 ans si vous avez suivi la conduite accompagnée.
  • Casier judiciaire : le bulletin n°2 ne doit pas comporter certaines condamnations incompatibles avec le métier.
  • Aptitude médicale : vous devez obtenir un avis favorable d’un médecin agréé par la préfecture, avec le cerfa n°14880. Votre médecin traitant ne peut pas réaliser cette visite.

Le brevet de secourisme n’est plus obligatoire. Il reste néanmoins utile lorsqu’on transporte du public.

Action concrète : cherchez la liste des médecins agréés sur le site de votre préfecture et prenez rendez-vous dès le début. Vous éviterez de découvrir trop tard un problème médical ou un délai important.

2. Préparez l’examen VTC

La formation VTC n’est pas obligatoire. Elle est toutefois recommandée, surtout si vous connaissez peu la réglementation, la gestion d’entreprise ou le déroulement de l’épreuve pratique.

Selon Service Public, les préparations durent généralement entre 50 et 300 heures et coûtent environ 400 à 3 000 €. Le prix dépend du centre et du nombre d’heures. Vérifiez que le centre est bien agréé et demandez un programme détaillé avant de signer.

Pour choisir concrètement :

  • si vous êtes autonome, une préparation courte peut suffire ;
  • si vous partez de zéro, choisissez un parcours qui comprend des examens blancs et de la conduite ;
  • si vous avez un CPF ou êtes inscrit à France Travail, vérifiez les possibilités de financement avant de payer.

3. Inscrivez-vous à l’examen de la CMA

L’inscription se fait auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat de votre région. Le coût est d’environ 200 €.

L’examen comprend deux parties :

  • une partie théorique : réglementation VTC, sécurité routière, gestion, comptabilité, développement commercial, français et anglais ;
  • une partie pratique : une course d’environ 20 minutes pendant laquelle le jury évalue votre conduite, la préparation du trajet, la sécurité et l’accueil du client.

Pour l’épreuve pratique, vous devez notamment présenter votre convocation, une pièce d’identité, votre permis et les documents du véhicule utilisé. Le véhicule d’examen doit être assuré, à jour de contrôle technique, avoir quatre portes, une double commande et des doubles rétroviseurs.

Action concrète : réservez le véhicule d’examen dès que vous connaissez la date de l’épreuve pratique. Si vous le louez ou si votre centre le fournit, demandez à l’avance l’attestation correspondante.

4. Créez votre entreprise après la réussite

Une fois l’examen réussi, choisissez votre forme juridique. Pour travailler seul, les choix les plus courants sont la micro-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EURL ou la SASU.

  • Micro-entreprise : démarches et déclarations simples, mais vous ne déduisez pas vos frais réels. Ce point est important avec un véhicule, du carburant, une assurance et des commissions de plateforme.
  • EI, EURL ou SASU : gestion plus complète, mais possibilité de raisonner avec les dépenses réelles selon le régime choisi.

Ne choisissez pas uniquement selon le montant des cotisations. Faites une estimation mensuelle avec vos courses, les commissions, le financement du véhicule, l’énergie, l’entretien, l’assurance et les impôts.

L’immatriculation se fait en ligne sur le Guichet unique des formalités des entreprises. L’activité VTC relève du secteur artisanal et doit apparaître au Registre national des entreprises.

5. Demandez la carte professionnelle VTC

Après votre réussite, la CMA vous remet une attestation. Utilisez-la pour demander votre carte professionnelle en ligne. La carte coûte environ 60 € et doit être renouvelée tous les 5 ans.

Préparez notamment votre identité, votre permis, l’attestation de réussite et l’avis médical. Les pièces exactes sont indiquées dans la démarche en ligne.

Vous ne pouvez pas conduire professionnellement sans cette carte. Pendant une course, elle doit être visible de l’extérieur sur le pare-brise.

6. Choisissez un véhicule réellement conforme

Pour un véhicule thermique utilisé en VTC, vérifiez avant l’achat ou la location :

  • 4 à 9 places, conducteur compris ;
  • 4 portes au minimum ;
  • 4,50 m de longueur et 1,70 m de largeur au minimum ;
  • puissance nette d’au moins 84 kW ;
  • 7 ans d’ancienneté au maximum, sauf véhicule de collection.

Les limites de dimensions, puissance et ancienneté ne s’appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques. Vérifiez malgré tout l’acceptation du modèle par les plateformes que vous comptez utiliser.

Le véhicule doit être couvert pour le transport de personnes à titre onéreux. L’entreprise doit aussi avoir une responsabilité civile professionnelle. Demandez à l’assureur une confirmation écrite de l’usage VTC : une assurance automobile personnelle ne suffit pas.

7. Inscrivez l’entreprise au REVTC

L’inscription au Registre des exploitants de voitures de transport avec chauffeur est obligatoire. Elle coûte 170 € et reste valable 5 ans.

Pour une première inscription, préparez :

  • l’attestation de responsabilité civile professionnelle ;
  • le justificatif d’immatriculation de l’entreprise ;
  • la carte grise du véhicule ;
  • la carte professionnelle VTC ;
  • le justificatif de propriété, de location longue durée ou de garantie financière.

Si vous n’êtes pas propriétaire du véhicule et que la location dure 6 mois ou moins, une garantie financière de 1 500 € par véhicule est demandée. Elle n’est pas nécessaire si vous êtes propriétaire ou si la location dépasse 6 mois, à condition de fournir le justificatif.

Nouveauté 2026 : depuis le 27 juin, l’exploitant doit déclarer au registre les conducteurs employés, leurs numéros de carte professionnelle et les plaques d’immatriculation exploitées. Il est interdit de prêter ou louer son inscription REVTC à un tiers.

8. Commandez les macarons et préparez les courses

Une fois l’inscription REVTC validée, commandez les macarons depuis votre espace. Le coût annoncé est d’environ 35 €. Les macarons définitifs doivent être apposés à l’avant et à l’arrière du véhicule.

Vous pouvez travailler avec des plateformes, développer vos propres clients ou combiner les deux. Dans tous les cas, une réservation préalable est obligatoire. Vous devez pouvoir présenter son justificatif lors d’un contrôle.

Depuis le 27 juin 2026, les sanctions pour une prise en charge sans réservation préalable ont été renforcées. Ne prenez donc jamais un client qui vous hèle dans la rue et ne circulez pas à la recherche de passagers : la maraude est réservée aux taxis.

Quel budget administratif prévoir ?

DépenseMontant indicatif
Formation VTC400 à 3 000 € — facultative
Inscription à l’examenEnviron 200 €
Carte professionnelleEnviron 60 €
Inscription au REVTC170 €
MacaronsEnviron 35 €

Sans formation, véhicule, visite médicale, assurance ni frais de création, comptez donc environ 465 € pour l’examen, la carte, le registre et les macarons. Les tarifs sont indicatifs et peuvent évoluer.

La checklist avant votre première course

  • Carte professionnelle reçue et visible.
  • Entreprise immatriculée au RNE.
  • Inscription REVTC validée.
  • Conducteur et plaque déclarés au registre.
  • Macarons posés à l’avant et à l’arrière.
  • Assurance automobile VTC et RC professionnelle actives.
  • Contrôle technique à jour.
  • Réservation préalable enregistrée et justificatif disponible.
  • Tarif annoncé ou mode de calcul clair pour le client.

Si une seule de ces lignes manque, ne commencez pas les courses. Terminez d’abord la démarche concernée.

Dans quel ordre agir dès maintenant ?

Commencez cette semaine par trois actions : prenez rendez-vous avec un médecin agréé, consultez le calendrier 2026 de la CMA de votre région et comparez deux ou trois préparations à l’examen. N’achetez pas de véhicule avant d’avoir vérifié sa conformité, son coût d’assurance et la viabilité de votre activité.

Les délais dépendent des sessions d’examen et du traitement des dossiers. Prévoyez plusieurs semaines à plusieurs mois entre l’inscription à l’examen et la première course.

Sources officielles vérifiées le 16 juillet 2026